© 2015 LAJEIRO

BIOGRAPHIE
 

 

"Pedrinha miudinha, 
Pedrinha de Aruanda ê ! 
Lajeiro tão grande, 
Tão grande de Aruanda ê !"

 

Lajeiro, né « au bout du Brésil »

 

Le « Lajeiro », en brésilien, c’est le mouvement d’une pierre qui dévale la montagne, entraînant tout sur son passage. C’est aussi le banc de sable au milieu du fleuve, là où le courant reste présent même pendant la sécheresse; « O lugar onde a onça bebe » (« l’endroit où s’abreuve le puma »). 

Dernier État du "Nordeste" ou premier État du Nord du Brésil, le Maranhão se distingue par une culture musicale populaire d’une richesse extraordinaire et par la forte présence de syncrétismes musicaux et religieux.  Le duo LAJEIRO s'est constitué en 2006 à São Luís, capitale du Maranhão. Sous l’impulsion de Constance Cunha, instrumentiste et chanteuse belgo-brésilienne et du percussionniste brésilien João de Ogum, un répertoire de compositions originales prend forme.


Le répertoire de LAJEIRO est constitué de compositions acoustiques originales. Les chansons se construisent spontanément à partir d'un univers intimiste européen bientôt dynamisé par les rythmes natifs du Nordeste brésilien. 
Hormis le piano, les instruments musicaux proviennent pour la plupart du Brésil et d’Afrique.

 

 

Des instruments qui “parlent”…

 

Les percussions sont conduites tantôt par le kamalen’goni, tantôt par le piano: Congas, atabaque, cajon, zabumba, surdo, cabaças, chocalhos, pandeiro, djembé, tamamba, maracas, berimbau, flûtes… Lajeiro emporte dans ses valises des instruments acoustiques originaires du Maranhão et en adopte d’autres issus des quatre coins du globe. Ils ont en commun une provenance identitaire primitive et forment en s’unissant un ensemble aux sonorités diversifiées. 

 

Le kamalen'goni est un cordophone d’Afrique de l’Ouest constitué d’une calebasse et d’un arc tenant huit cordes parallèles. L'instrument fut ramené du Mali par Constance Cunha (concerts du groupe Fakoly avec piano et tambours parlants au Festival du Théâtre des Réalités de Bamako en décembre 2002). Mais c'est au Brésil, en autodidacte, qu’elle adopte l’instrument comme accompagnateur de ce répertoire musical. Le chant se trouve soutenu par la dynamique polyrythmique résultant de la disposition parallèle des cordes naturelles de l'instrument. En unissant  la diversité rythmique du Maranhão à la sonorité typique du kamalen’goni, LAJEIRO forme un ensemble original et "primitif" au sens noble.

 

Le piano quant à lui apporte un lyrisme et une harmonie orchestrale, ouvrant la porte à un  répertoire de compositions aux sonorités influencées par le classique et la musique brésilienne des années septante. Bien qu'unit lui aussi aux percussions, le piano une fois seul dévoile un univers qui lui est propre; plus intimiste mais aussi harmoniquement plus complexe. À partir de 2018, le répertoire des "Chansons brésiliennes de l'Ombre" tourne sur piano acoustique, s'engageant sur la voie musicale sensible où la poésie se positionne face à l'intolérance.

 

 

Une musique engagée

Nourrissant toujours à travers la musique l’espoir d’un monde plus juste, LAJEIRO n’hésite pas à s’engager, au Brésil ou ailleurs, en collaborant avec des minorités autochtones aux droits bafoués, elles-mêmes inspiratrices de diversités et de libertés musicales. C’est ainsi que le duo réalise entre 2007 et 2010 un registre de chants des derniers chanteurs Tenetehara (populations indigènes du Nord du Brésil), travail qui s’inscrit à long terme dans un projet de sauvegarde mené par les Indiens.  En Belgique, depuis mars 2010, l'asbl "Maracá, Arts & Cultures" soutient et encadre ces réalisations ainsi que des projets musicaux destinés aux enfants et aux publics fragilisés. Les expériences de terrain, la rencontre avec l’autre et l’empathie face aux insupportables réalités générées par l’égoïsme de l’homme se reflètent dans les paroles et le caractère des chansons de Lajeiro… «  Entre deux Mondes » .

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